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l62                      SOCIÉTÉS SAVANTES

rcusement être regardée comme un angle de surface minimum et
d'inclinaison nulle. Enfin, des trois hypothèses, qu'on a pu faire, rela-
tivement aux droites non sécantes, celle de la géométrie simplement
abstraite n'est pas plus admissible que celle de la géométrie doublement
abstraite, et le système de la géométrie usité est le seul qui puisse
faire partie d'une science rationnelle, car il est le seul qui respecte, dès
le principe, les propriétés fondamentales de la ligne droite. Et c'est
là précisément le point que l'orateur s'était proposé d'établir, dans la
définition de l'angle plan. Sur une question posée par M. Valson,
M. Bonnel ajoute que la géométrie de Lobatchewski n'a pas pris racine
dans l'enseignement; seule la Société de statistique s'en est occupée. —
M. Valson fait observer qu'au contraire cette géométrie nouvelle a pris
une certaine consistance en Belgique ; aussi serait-il à désirer que ce
système, véritable scepticisme de la science, fût sérieusement réfuté.

   Séance du 22 juillet 1S90. — Présidence de M. Léon Roux. —
M. Fontaine, doyen de la Faculté des Lettres, annonce qu'il maintient
sa candidature dans la section de littérature. — Dépôt de plusieurs
demandes pour les prix Livet et Lombard de Bufflères. — M. Valson
continue la lecture de son Ă©tude sur VHistoire de l'Ecole d'Alexandrie.
Au temps du grand astronome Hipparque succède la période pendant
laquelle vécut Ptolémée, qui se livra tout à la fois à l'étude de l'astro-
 nomie et à l'application de l'astronomie à la géographie. Mais son sys-
tème astronomique, accueilli avec enthousiasme par les anciens, a été
vivement combattu depuis l'époque de la Renaissance. Comme géo-
graphe, Ptolémée a été aussi le précurseur des grands géographes
contemporains ; il est vrai que la conquĂŞte romaine avait rendu les
voyages bien plus faciles qu'auparavant.—M. Léon Roux fait observer
que le travail de M. Valson révèle que la science avait fait, dans l'an-
tiquité, plus de progrès qu'on ne le croit généralement. — M. Allegret
confirme cette observation. Il y avait, dit-il, beaucoup de profondeur
dans la science des anciens, et il suffit, Ă  ce sujet, de citer le nom
d'Euclide. Les anciens ont fait beaucoup de choses que l'on ne connaît
pas, et, d'autre part, les travaux les plus récents ont fait oublier ceux
qui les ont précédés. C'est ainsi que Copernic lui-même s'est beaucoup
inspiré de Ptolémée. Mais est-il bien certain, ajoute M. Allegret, que
les travaux de Ptolémée, astronome, soient bien du même auteur que
ceux de Ptolémée, géographe ? — M. Valson répond qu'il croit ferme-