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                    LES PROTESTANTS A LYON                       III

graveur h l'école de Thomas de Leu et de Rabel, et a fait
nombre de portraits dessinés avec beaucoup de précision.
Les pièces qu'il a exécutées pendant son séjour en France,
sont sans contredit les meilleures de sonoeuvre. Granthomme
a donné les portraits de Catherine de Médicis, de Henri III,
de Henri IV, de Marie de Médicis, de Ronsard, comme
aussi ceux de Luther, de Mélanchthon, de Calvin, de Théo-
dore de Bèze, ces derniers faits à Heidelberg. Nous n'avons
découvert aucune trace du séjour de Jacques Granthomme
à Lyon ; sa présence à Lyon en 1598 qui nous a été indi-
quée n'est prouvée ni par un document ni par la signature
d'une estampe.
   Les graveurs qui suivent sont, eux, tout à fait Lyonnais,
sinon par la naissance, au moins par un séjour prolongé.
   Léonard Odet (...1598-1610), « taillyeur d'istoires », a
gravé sur bois. Nous avons vu de lui des pièces satiriques
faites au temps de la Ligue.
   Une d'elles est assez curieuse, c'est le « Pourtraict de la
« Ligue infernalle », avec une légende en vers (1) :

      «   C'est le portraict d'une Religieuse,
      «   Ayant les yeux sanglans et la cervelle creuse,
      «   Deux faces en un corps, visant de tous costez,
      «   Pour mieux dissimuler ses grandes cruautez. »
                  Etc.


    (20) Cette estampe, de 53 centimètres sur 34, est au folio 32 d'un
 recueil factice formé par Pierre L'Etoile, auquel L'Etoile a donné pour
 titre : Les belles Figures et Drolleries de la Ligue avec les peintures Plac-
cars et affiches iniurieuses et diffamatoires contre la mémoire et honneur du
feu Roy que les Oisons de la Ligue appeloient Henri de Valois. (Bibliothèque
 nationale, La -s 6).