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                         CHRONIQUE LOCALE                            477
   « Nous apprenons avec le plus grand regret la mort de M. Alexandre
Jouve, qui, depuis 1832 jusqu'en 1874, fut le rédacteur en chef du
Courrier de Lyon.
   « Pendant tout le temps qu'il fut à la tête d'un des principaux orga-
nes de la presse lyonnaise, M. Jouve soutint toujours avec un véritable
talent les principes conservateurs. Ecrivain d'une réelle valeur, homme
instruit et d'un commerce sûr et agréable, il put avoir des adversaires
politiques, mais jamais un ennemi personnel, et sa modération dans la
polémique, sa courtoisie dans les rapports quotidiens, conserveront son
souvenir dans les journaux de notre ville.
   « M. Jouve a succombé aux suites d'une longue et douloureuse ma-
ladie, au milieu de sa famille et entouré des secours de la religion. Il
était âgé de soixante-quatorze ans. II laisse derrière lui le souvenir
d'une vie honorablement remplie et le nom d'un homme de bien. »
   Né à Lyon en 1805, avocat au barreau de notre ville, M. Alexandre
Jouve avait publié, avant d'entrer au Courrier, un ouvrage assez rare
aujourd'hui : Essai sur la peine de mort ou de la peine de mort considérée
dans ses rapports avec le droit et avec les intérêts de la société. Lyon, Babœuf;
Paris, Levasseur, 1831, in-8, 116 pp.
   Le mérite sérieux de cette œuvre n'avait pas peu contribué à faire re-
mettre au jeune publiciste, la rédaction en chef du nouveau journal que
le commerce lyonnais créa en 1832, sous le titre devenu si connu de
Courrier de Lyon.

   — C'est avec un profond étonnenient que nous avons appris par les
journaux que M. Olibo, directeur de l'octroi de Lyon, venait de prendre
sa retraite.
   Trompé par son acte de naissance, et par les travaux faits par lui,
M. Olibo a cru être entré dans la vieillesse et avoir besoin de repos.
   Les regrets que lui témoigneront les nombreux employés qu'il avait
sous ses ordres, ses amis et tous ceux qui l'ont vu diriger avec tant
d'habileté son administration, sa vigueur d'esprit et de corps, et ce be-
soin d'activité apanage des hommes supérieurs, lui feront bientôt voir
qu'il a eu tort de s'arrêter si tôt, et de s'asseoir sur le bord du chemin
quand il avait encore tant de chemin à faire avant de parvenir au bout
de sa carrière.

  — Ce volume est terminé, l'année est finie, 1879 expire, que 1880
soit heureux pour nos lecteurs et pour nous.             ,A. V.