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AMBARIACUS ET VISORONTIA 427 « Je soupçonne que c'est à Virizieu qu'existait l'abbaye » mentionnée comme étant à Briord, dans un document du XI e siècle ; que cette abbaye s'appelait aussi Vese- » roncia au VI8 et au VIIe siècle ; qu'elle était sous le » vocable de saint André, et que c'est là que mourut » Charles le Chauve. » Dans le précis historique au chapitre : Epoque Bur- gundo-Franque, M. C. Guigue reproduit (1), douze ins- criptions chrétiennes numérotées, 110 à 121, et ajoute que (2) : « La présence de ces douze inscriptions à Briord, » où elles ont été successivement trouvées, témoigne que, » dès le Ve siècle, le christianisme y était déjà florissant ; » d'un autre côté, la double mention dans les nos 110 et » 115, d'un prieur de Veseroncia, rapprochée de ce fait » relevé par un cartulaire, qu'au XI e siècle existait à » Briord une abbaye, autorise à croire que ce Veseron- » cia est aujourd'hui Verizieu. Ce Veseroncia situé sur la rive droite du Rhône, près de Briord (Ain), n'est qu'à vingt-deux kilomètres au sud d'Ambérieu sur Albarine, l'ancienne capitale tradition- nelle des rois Burgundes et où ont eu lieu les deux as- semblées de la nation burgunde. D'après tout ce qui précède, on peut tout, aussi bien admettre que c'est là que fut tué le prince mérovingien, en 524, Baron de ROSTAING, Membre de la Société Littéraire^ Historique et Archéologique de Lyon. 8 avril 1878. (1) pages XXIX et XXX. (2) page XXI