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de la fabrique, en date du 19 juin, fut rétabli. Le vi-
comte de Lautrec était entré dans Lyon avec des troupes
nombreuses qu'il logea militairement chez les bourgeois,
et il rendit, de sa seule autorité, des ordonnances qui
défendaient aux ouvriers de se réunir, au nombre de
plus de quatre, dans les cafés (Monfalcon. Hist. de
Lyon), le calme fut rétabli ; mais cependant voici un
extrait des registres du Parlement du 7 septembre 1778,
qui prouve que la propulsion au désordre régnait tou-
jours à Lyon, et que les cabarets étaient les lieux de réu-
nion des perturbateurs :
    « Vue par la cour la requête, présentée par le procu-
«    reur général du roi, contenant qu'à l'occasion d'at-
«    troupements, faits dans la ville de Lyon par différents
«    compagnons ouvriers, il a été rendu une sentence au
«    siège de police de la dite ville, le 1er août 1778, qui a
«   fait défense à toutes personnes de s'attrouper, ni de
«    former aucune association ; que par la même sentence
«    on a renouvelé les règlements concernant la police des
«    cafés, cabarets et billards, et qu'il a été fait défense à
«   tous cafetiers et cabaretiers de donner à jouer; et
«    comme cette sentence est conforme aux arrêts du rè-
«   glement, que la cour a rendus en pareil cas, le pro-
«   cureur général du roi doit proposer à la cour d'en or-
«   donner l'exécution, à ces causes requéroit le procureur
«   général du roi qu'il plût à la cour, homologuer la sen-
«   tence du dit jour 1 er août 1778, pour être la dite sen-
«    tence exécutée selon sa forme et teneur ; ordonner
«   que les billards seront fermés, depuis le 1 er novembre
«   jusqu'au 1er avril de chaque année, à neuf heures du
«    soir, et depuis le 1er avril jusqu'au 1er novembre à dix
«    heures du soir; faire défense à ceux qui tiennent les
«   dits jeux de billards de donner à jouer après les dites