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88              LES BIBLIOTHÈQUES DE LYON

    Rien de plus sage que ces paroles ! car la famille mili-
taire n'existait plus alors, — les revers l'avaient tuée, —
chacun s'isolait, comme s'isolent les hommes qui souffrent;
il fallait donc la reconstituer, ranimer l'esprit de l'armée,
lui rendre sa confiance en elle-même, la relever à ses
propres yeux et former de tous les corps un seul tout, res-
pectable et respecté de tous par ses vertus, comme par sou
intelligence et son savoir.
    Déjà, par une circulaire du 14 juin précédent, le général
 de Cissey avait institué une commission centrale pour cen-
 traliser toutes les questions relatives à l'organisation et au
 fonctionnement des bibliothèques militaires. « Son intention
 était de faire établir successivement, dans les principales
 villes de garnison, des bibliothèques spéciales aux officiers,
 afin de mettre à leur disposition les livres et les cartes qui
 peuvent leur être utiles, et de leur offrir en même temps
 un lieu de réunion où ils pussent venir travailler dans
 leurs moments de loisirs. »
     En exécution de ces prescriptions, M. le général Bour-
  baki, si soucieux aussi pour tout ce qui intéresse son beau
  corps d'armée, se mit immédiatement en devoir de créer,
  à Lyon, un Cercle militaire conforme aux vœux du
  Ministre.
     Cette création était, du reste, assez facile, en suivant
  les minutieuses prescriptions d'une « Instruction provi-
  soire sur l'organisation des bibliothèques de garnison, »
  publiée par le département de la guerre. Une commis-
  sion, présidée par un officier supérieur d'état-major et
  composée d'officiers d'artillerie, du génie, de cavalerie et
  d'infanterie, se mit bientôt après à l'œuvre et parvint à
   surmonter assez rapidement les difficultés toujours inhé-
   rentes à une création de ce genre. Le Ministre de la
   guerre aida la Commission de tous ses moyens ; il prit Ã