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388 VICTOR DE LAPRADE craindre que désormais j'attente à la vie qui t'est si chère. L'ombre d'un bois abritait, dit le poète, ces adieux su- prêmes. À ce moment, un homme s'éloigne à pas lents du taillis; c'est Herman qui a tout vu, tout entendu. Cependant un nouveau combat est livré entre les Alle- mands et les Italiens. Ces derniers sont encore vaincus. Une bande de captifs est dirigée, sous la conduite d'Herman, vers les bords de ce lac témoin d'un amour si pur et si noble. Dans ce groupe de martyrs, car ces captifs vont au trépas, le vaillant patriote se montre radieux et fier, laissant tomber une dernière larme de ses yeux qu'il reporte tour à tour sur le pays de sa mère el sur la demeure de la femme qu'il aime. On apporte les armes, un coup part, et le plomb meurtrier atteint en môme temps Marco et Fausta qui sou- dain s'est dressée a côté du jeune soldat expirant. Supérieur, comme drame, au poème d'Hermia, celui de Fausta l'est encore sous le rapport pratique, si je puis parler ainsi. Victor de Laprade a franchi le premier pas qui sépare le monde idéal de la région humaine, et de cet élan vers la vie naîtront bientôl les Poèmes évangèliques et Pernelte. Léandre BROCHERIE, (4 continuer.)