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RÉUNION DE LYON A LA FRANCE. 299 En agissant ainsi, Pierre de Savoie voulait tarir la source de tout différend. Mal conseillés, disait-il, parleur entourage, les arche- vêques précédents ont toujours voulu lutter pour la dé- fense de cette juridiction. C'est elle cependant qui a causé tous nos maux passés et présents. Les traités antérieurs n'ont pas ramené la concorde entre le roi et l'Église. Ils n'ont été qu'une nouvelle occasion de dis- corde et de dépense. Le roi aura donc toute la juridic- tion. L'archevêque, en échange, recevra de lui en fief des terres d'un revenu égal à celui de la juridiction. Le roi ne pourra aliéner les droits nouveaux que lui confère ce traité, ni ceux qu'il aurait déjà sur Lyon. L'archevêque obtint de garder certains droits. Ainsi le roi lui laissa en toute propriété le château de Pierre-Scise et sa juridiction (1) ; le droit de mon- « de La France sous Philippe le Bel, assure que cette assemblée se tint « le jour fixé.... » . . . « Je n'ai pu trouver, poursuil-il, aucun renseignement sur ce qui « se passa dans celte assemblée, dont aucun historien n'a parlé ; toutc- « fois elle ne se tint pas au jour indiqué, car, le 10 février, le roi « n'était pas encore arrivé à Lyon. » (Boularic, La France sous Philippe le Bel, p. 38 el 39.) S'il nous est permis de parler de nos propres recherches, nous n'avons découvert aucun acte mentionnant celte assemblée. Peut-être ne s'est-elle jamais réunie? En tous cas, cette hypothèse s'accorde bien avec les faits que nous venons de résumer et ceux qu'il nous reste à exposer. La réunion d'Etats-Généraux dans une ville mal pacifiée, soumise à l'interdit, paraît au contraire assez extraordinaire. (1) Y compris le territoire environnant : Videlicel a monaslerio Sancli Martini Pulli inclusive, sicul ascenditur per montera, usque ad Turretam et a Turreta, sicut muras ville Lugdunensis descendit, usque ad portant Burgi novi exclusive ; cum emolumentis et juribus jurisdictionis ipsius. (Coll. sur l'oiig. [Arch. nul,, J. 267, n° 57.)