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104                 ETIENNE MARTELLANGE.

   Les explications, fournies par Martellange furent-elles
suffisantes ? nous ne pouvons l'affirmer. Toutefois Charpi-
gnac poursuivit son entreprise, puisqu'il est encore ques-
tion de cet entrepreneur au sujet de l'établissement des
voûtes; dans une lettre datée de Lyon, 4 août 1616,
Martellange expliquait qu'il valait mieux faire les voûtes
de la croisée à cul-de-four au lieu de celles à arêtes qu'il
avait tracées dans son projet ; en même temps, il recom-
mandait d'élever tous les murs de l'église à leur hauteur
avant de voûter. Enfin, il réclamait de Charpignac un
modèle en relief, avec tous les blocs en petit. '
   Ces instructions ont été suivies ; ces voûtes construites
en pierre n'ont pas donné lieu à des mouvements, malgré
leur grande portée, et la voûte en cul-de-four de la croi-
sée du transsept est appareillée d'une manière remarqua-
ble, quoiqu'elle présente la difficulté de s'intersecter sur
un plan barlong.
   Une certaine partie des matériaux du collège fut prise
au rocher de Corneille, qui appartenait alors au chapitre
de la cathédrale. Nous avons trouvé la trace d'autorisations
demandées ou accordées dans ce but aux Jésuites, le 10
mars 1615 « pour reprendre les travaux de l'église, puis,
le 4 décembre 1635 et 25 janvier 1636, également « pour
 « la continuation des bâtiments de leur église. »
   Ces faits indiquent que cette entreprise fut longue et
laborieuse ; toutefois, jl ne peut rester aucun doute sur
l'exécution des plans de Martellange, le monument leur
étant absolument conforme, sauf en ce qui concerne la
décoration de la partie inférieure de la façade, exécutée
 en trachyte de la Pradette (31), portion qui a été ajoutée

  (31) Commune de Montusclat (mont brûlé), canton de Saint-Julien-
Chapteuil.