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460 MAURICE SIMONNET. plus assidus de la Revue du Lyonnais et publia des arti- cles dans la plupart des journaux de notre ville. « Sa grande préoccupation était de faire une couvre qui donnât la mesure de sa valeur littéraire; nous croyons sa- voir qu'il y travaillait. La mort ne lui a pas permis de réaliser ce rêve : elle est venue le surprendre en pleine maturité d'âge et de talent. Tous ceux qui, comme nous, ont pu apprécier cet esprit aimable et cet homme de bien s'associeront' à la [douleur de sa famille. » {Salut public, 25 décembre 1870.) « L'année 1870 est décidément impitoyable. Au moment où son règne de carnage et de sang va expirer à tout jamais, pourquoi faut-il, loin cependant du théâtre de la guerre, enregistrer encore à son lugubre bilan, une mort aussi douloureuse'fpour le département^ qu'irréparable pour les lettres ? « En effet, le 22 decemois, succombait à Trévoux, dans toute la force de l'âge et du talent, et après une courte et violente maladie, Maurice Simonnet, avoué, membre de la Société littéraire de Lyon, et correspondant de la Société d'Emulation de l'Ain. Par son mariage, il était allié à une des plus honorables familles de notre département, et cette union qui s'était formée sous les plus heureux auspices, l'avait décidé à quitter Lyon, sa ville natale, pour se fixer à Trévoux. « C'était une nature d'élite et privilégiée, qui semblait avoir reçu du Ciel tous les dons du cœur, de l'esprit et de l'intelligence. Dans sa conversation comme dans tous ses écrits, il s'exhalait un certain parfum d'honnêteté, de générosité, et même de bonhomie qui en augmentait le charme. Sa fécondité littéraire était remarquable, et je puis dire, sans crainte d'être contredit, que tous les genres lui étaient familiers. Sous le nom à 'Esquisses poétiques, il a publié un ravissant recueil de poésies où sont traités avec un rare talent les sujets les plus divers. « Si parfois sa muse sommeillait, sa plume ne se reposait