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218                    CLOTILOE DE SDRVILLE.

qu'une femme, une épouse ardente, éprise, amoureuse de
son jeune époux de vingt-sept ans, écrirait :
      Quandrevoyray, dit-moy, ton si duyzant visage?
        Quand te pourray face à face myrer ?
      T"enlacer tellement à mon frément corsage
        Que toy ni moy n'en puissions respirer?
   Ah ! c'est ici le cri du cœur ! le cri de la femme qui
aime ; ce n'est pas un homme qui aurait trouvé le frément
corsage.
   E t dans ce gentil rondeau , reconnaîtrez-vous une
griffe masculine?
                           RONDEL VI.
               A Loyson d'Efflat
                .
         « De peur du loup, n'allez oneques seulettc ! »
      Tant me le dict ma mère, qu'ocondrois
      Trembloy toujours, sans que menoy fillette.
      Alesme variez, aux champz et dans les bois
      Chasque printemps cueillir la violette.
        Suivy d'un loup, privé comme levrette.
      Droict au chastel, vint pour la prime fois
      Mon bel amy ; pensay m'enfuyr, nicette,
                 De peur du loup.
        M'accosta brief : au sien parler courtois
      Cuyday-je ouïr dieutelet d'amourette
      Voulus répondre et ne treuvay de voix ;
      Tremble plus fort depuis que ne le vois ;
      Mais ce n'est plus, (l'ay trop senty, povrette) '.
                 De peur du loup.
  Née vers 1405, au château de Vallon, sur l'Ardèche,
de la famille noble de Vallon-Chalis, Clotilde épousa,
en 1421, le jeune, Bérenger de Surville qu'elle aima ten-
drement. Elle le perdit en 1428, au siège d'Orléans où il
accompagnait Charles VIL Elle n'eut donc tiinsi que tupt
années de tendresse et d'amour, et traversées encore par