Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
[ Revenir aux résultats de la recherche ]
page suivante »
46       '   FKAKÇOIS'DE ROYERS DE LA VALFENJÊRK.

furent volés par des malfaiteurs et perdus sans retour.
   Avant la Révolution, les chapelles de cette église, qui
sont devenues depuis des sortes de basses nefs , étaient
décorées par quelques tableaux.
   Dans la chapelle dite des Enfants du Plâtre était un
Mystère de la Trinité par Blanchet le cadet , et dans
celle des maîtres futainiers , un Nativité de la sainte
 Vierge par Thomas Blanchet (1). L'on voyait contre
un pilier du côté de l'Evangile, sur un autel, un tableau
 de saint Sébastien et saint Roch , d'un peintre inconnu
 à l'époque (2) , mais dont le travail était bon et dans la
manière flamande.
    Nous ne savons où ces toiles ont été transportées.
    Lors de la réinstallation du culte dans l'église, au com-
 mencement de ce siècle , on décora le chœur par un
 rétable en stuc et en marbre avec Y Enterrement de la
 sainte Vierge, et la chapelle de la Sainte-Vierge, par
 un autre représentant la Visitation. Ces deux morceaux,
 de la main de Bidau, provenaient, dit-on, de la chapelle
 des pénitents du Confalon (3).
    Nous n'avons pas trouvé mention de ces rétables dans
 les descriptions de cette chapelle, antérieures au xix e
 siècle; ils ont disparu dans la restauration de l'église.


     (1) Thomas Blanchet eut un frère, peu connu, qui ne dépassa pas
 les bornes de la médiocrité. Nous le notons parce que l'on a, il y a
 quelques mois, attribué à Thomas Blanchet, mort en 1689, un tableau,
 figurant dans une vente bien connue, de Louis-Gabriel Blanchet, qui
 remporta, en 1727, le second prix de Rome et passa sa vie dans cette
 ville où il mourut. Cela fait donc trois Blanchet peintres. Voyez :
 Dictionnaire des artistes de l'Ecole française, par E. Bellier de la
 Chavignerie.
     (2) Clapasson, p. 118.
     (3) Lyon ancien et moderne, t. i, p. 85.