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466 FRANÇOIS DE ROYERS DE LA VALFENIÈRE.
rapprochées de celles du deuxième étage, à ce point que
leurs frontons en touchent les appuis.
Nous devons signaler ici une autre modification égale-
ment apportée aux plans de notre artiste. Les prix faits
passés avec les maçons et avec les charpentiers parlent
de dômes à huit pans qui devaient couronner les pavillons
d'angle, et qui auraient été couverts avec de l'ardoise ou
des tuiles vernies à crochet.
Un dessin, que nous n'avons pu retrouver, fut paraphé
dans cette intention lors de la signature des marchés.
Ces dômes devaient avoir environ douze mètres d'élé-
vation au-dessus de l'entablement de l'ordre supérieur,
et être à plein cintre. Ils auraient été eux-mêmes cou-
ronnés d'un lanternon de quatre mètres de haut, surmon-
tés de vases avec des croix au-dessus ; enfin ils étaient
décorés de lucarnes ou œils-de-bœuf. Chaque dôme eût
été payé quatre mille livres.
C'est seulement en août 1669 que la façade sur la place
des Terreaux et les deux pavillons furent assez avancés
pour recevoir la toiture, la construction du pavillon de
gauche ayant été suspendue pendant quelque temps ;
mais alors on posa simplement une couverture à la fran-
çaise. On ne parlait plus de dômes que pour indiquer
ainsi les pavillons. On avait trop dépensé déjà sans avoir
pu achever le quadrilatère, pour pouvoir songer à cette
pompeuse terminaison de l'édifice.
Ainsi s'explique cette anomalie que nos lecteurs ont dû
remarquer en comparant l'élévation latérale de l'édifice
avec celle principale dans les dessins qui figurent autour
du plan de Séraucourt, laquelle nous reproduisons dans
notre étude.
Les deux pavillons latéraux y sont décorés de frontons,
tandis que, sur la façade principale, la balustrade s'arrête