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486             LA CHARTREUSE D'ARVIËRES.

Blanche, jusqu'à l'oppide appelé Grammont ; de là, en
suivant les montagnes qui dominent les villages de Von-
gnes et de Flaxieu, jusqu'à la an de la susdite rivière de
Seran. Lavours et Culoz servent aussi de limites. Je
concède encore les limites posées en Michaille. Je mande
et j'ordonne aux prévôts de Billiat , à Guillaume de
Belmont et à tous mes hommes qui demeurent aux en-
virons, et cela au nom de la fidélité qu'ils m'ont pro-
mise et à seule fin qu'ils en reçoivent comme moi les ré-
compenses de Dieu, de maintenir fidèlement et fermement
les susdits pâturages aux pauvres du Christ, c'est-à-
dire aux frères d'Arvière, et de ne pas permettre que
des moutons étrangers, si ce n'est ceux des habitants
des villages sus-nommés, y viennent paitre. »
   Grâce à la munificence du comte de Savoie, les char-
treux d'Arvières se trouvèrent en possession assurée
d'un vaste territoire qui pouvait subvenir à leurs pre-
miers besoins , mais il leur restait encore une tâche bien
lourde à parfaire avant de pouvoir se dire convenable-
ment assis dans leur ermitage et se livrer strictement
aux règles de leur discipline. Il s'agissait de trouver le
moyen de faire face aux dépenses énormes que nécessi-
tait l'érection d'un oratoire, du monastère proprement
dit, et de ses dépendances nécessaires. Ils firent sans
doute appel à la charité.
   Arducius, évêque de Genève, Bernard et Guillaume,
évèques de Belley, Anthelme, évêque de Patras, leur
donnèrent des secours en argent ; Hugues, évêque de
Lincoln, en obtint d'Henri, roi d'Angleterre; Humbert,
sire ds Beaujeu, donna la grange Fivolle ; Guichard,
son fils, fit construire une cellule ; Arthod, doyen de
Ceyzérieu, fit élever le réfectoire ; Aymon et Hugues
de Varennes édifièrent l'église, Aymon de Rivoire le