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          ANCIENNES ARCHIVES JUDICIAIRES DE LYON.        87

cependant parvenue à tempérer, par certains usages
particuliers, le droit des novelles. Et non seulement le
Lyonnais, mais encore le Forez, le Beaujolais et le Ma-
çonnais suivaient, en cette matière, un statut nouveau,
   Lorsque furent dressés, entre l'archevêque Pierre de
Savoye, seigneur temporel de Lyon,et les habitants delà
ville, les articles de la transaction du 21 juin 1320, les
deux parties convinrent que nul citoyen ne serait tenu
au seigneur à recognoissance par la mort du père ni de
la mère, ni du frère ni de la sœur, sinon des biens déjà
divisés entre les frères.
   Les transformations politiques de la Communauté lyon-
naise, -universitatis, favorisèrent bientôt l'extension de
ce modeste privilège. La ville s'était affranchie de la do-
mination de l'archevêque, et l'autorité ro}^ale qui avait
remplacé le seigneur ecclésiastique s'engagea, moyennant
une redevance annuelle dite volontaire, à garantir les
libertés et franchises dont jouissait alors la cité. L'exer-
cice des droits seigneuriaux qui avaient pesé autrefois
sur les habitants, et même le souvenir de ces droits s'effa-
cèrent dans le cours de cette révolution. Les successeurs
particuliers de l'ancien pouvoir féodal furent tout d'abord
trop faibles pour revendiquer le bénéfice de privilèges
oubliés ou méconnus. Aussi, pendant près de deux siècles,
la perception des lods et ventes tomba en désuétude; ils
n'étaient dus qu'en vertu de conventions expresses. Peu
à peu les seigneurs directs tentèrent de reprendre les
avantages attachés à leurs titres; mais, sous l'action de
leurs efforts et de résistances contraires, il s'établit di-
vers usages confus qui jetèrent quelque incertitude sur la
jurisprudence.
  Se fondant sur l'interprétation donnée à la charte
communale de 1320 et à une ancienne déclaration de