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                         BIBLIOGRAPHIE.                        417

noms des religieux et des religieuses de ces deux couvents,
figurent dès cette époque reculée , des noms connus dans nos
contrées, tels que ceux de Pierre de Varax , André de Moyria ,
Antoine deGorrevod, Jean-Baptiste de la Beaume de Montrevel,
Thomase de Dortan , Marguerite du Saix, etc. Ce ne fut que
beaucoup plus tard que les chanoinesses de Neuville prirent le
titre de dames nobles, et que leur fut accordé le droit de haute,
moyenne et basse justice ; elles relevèrent du monastère de St-
Claude jusqu'au milieu du XVIII e siècle, époque où Benoît XIV
les plaça sous la direction des archevêques de Lyon. Le monas-
tère reçut alors une organisation nouvelle de par l'administration
de ce diocèse.
   De régulières qu'elles étaient précédemment, elles consenti-
rent à devenir séculières. Alors une règle différente de la pre-
mière, en plusieurs points, leur fut imposée, et quoique soumises
à une discipline intérieure comme toutes les personn-es vivant
en communauté, elles étaient gouvernées par des statuts parti-
culiers. Pour être admises dans le couvent, elles devaient faire
preuve de cinq générations de bonne et légitime noblesse ;
après avoir passé par les différents degrés , elles jouissaient des
revenus , du reste fort modestes, d'une prébende ; les chanoi-
nesses avaient chacune leur habitation particulière ; elles pou-
vaient recevoir chez elles des parentes, amies et autres dames
d'intacte renommée. Dans les offices et cérémonies de l'église,
elles étaient revêtues d'un long manteau traînant, orné d'une
fourrure blanche ; dans leur maisou et en société, elles portaient
un costume qui ne les distinguait de celui des femmes du monde
que par une croix pectorale et une petile bande de mousseline avec
une chenille d'or attachée à leur coiffure. Plus tard, Louis XV
leur ayant octroyé le titre de comtesse, au lieu d'une croix d'or
qu'elles avaient auparavant, elles en adoptèrent une semblable à
celle des comtes de Lyon : c'était un ruban bleu céleste, liseré de
rouge, mis en écliarpc, auquel pendait une croix émailléc de
blanc et brodé d'or; sur l'un des cèles était représentée la sainte
Vierge, et sur l'autre, sainte Catherine, patronne du Chapitre,
 avec celte légende : Noblesse, honneur et vertu.

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