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ANCIENNES FAÃENCERIES LYONNAISES. 293
Voici l'arrêt du Conseil d'Etat qui régularise la situation
de la dame Lemalle :
22 avril 1738.— « Sur la requête présentée au Roy,
en son Conseil, par Françoise Blateran, femme de Louis
Lemasle (il faut lire Lemalle; c'est ainsi qu'elle écrit son
' nom) et de lui autorisée pour son commerce, contenant
que Sa Majesté, par arrêt de son Conseil, du 31 mars
1733, auroit permis au sieurs Joseph Combe et Jacques-
Marie Ravier d'établir une manufacture de fayance dans
l'un des fauxbourgs de la ville (suivent les termes de
l'arrêt rendu en faveur de ces industriels)...; que cette
entreprise n'ayant pas eu, dans le commencement, le
succès que l'on pouvoit en attendre, le sieur Combe,
après la dissolution de la société avec le sieur Ravier, qui
a abandonné cette fabrique, a été obligé d'en faire trans-
porter les débris dans la ville de Lyon ; mais qu'ayant
depuis formé une nouvelle société avec la suppliante,
elle a fait construire, dans un emplacement qu'elle a
loué de la dame abbessede Saint-Pierre et qui est situé
sur le boulevart de Saint-Clair, Ã Lyon (1), les loge-
mens, les fours et autres bâtimens servant à l'exploitation
de cette manufacture ; que d'ailleurs elle a fait venir de
plusieurs endroits des ouvriers, en sorte que,par ses soins
et ses dépenses, elle peut se flatter de la réussite de
cette entreprise ; que cependant le sieur Combe ne s'é-
lant pas trouvé en état de la soutenir et de fournir aux
dépenses nécessaires, il auroit, par acte passé devant les
notaires de Lyon, le 22 may de l'année dernière, cédé
(1) Tous ces terrains de Saint-Clair étaient compris dans la directe
de l'abbaye royale de Saint-Pierre-les-Nonnains.