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ANCIENNES FAÃENCERIES LYONNAISES. 287 Philippe Seyton, « potier de terre » , un mandement de 17 écus d'or au soleil, somme à la quelle avaient été « taxées et estimées, selon les conventions faictes avec luy, quatre vingt-cinq pièces vaysselle de terre blanche, qui ont esté (tant) perdues que rompues à la collation que la ville a faicle au Roy en son dernier voïaige (arrivé à Lyon le 12 août précédent, Henri III y séjourna jus- qu'au 27 du même mois ), et le louaige de deux cens nonante-neuf pièces de la dicte vaysselle, qui ont servy à la dicte collation, à raison de 12 deniers tournois pièce (I). « Est-il question ici d'un fabriquant proprement dit, ou tout simplement d'un marchand de faïence ? Je l'ignore. J'ai cru néanmoins devoir mentionner le nom de cet homme parmi ces documents. Il n'est pas sans intérêt de rechercher celui des quartiers de Lyon que les faïenciers choisirent pour y concentrer leur industrie. Ne durent-ils pas l'asseoir, par exemple, dans l'emplacement occupé aujourd'hui par les rues Terraille et du Griffon ? Je tiens, en effet, d'une personne compétente que le versant oriental de la colline de Saint-Sebastien renferme des dépôts considé- rables d'argile, d'une qualité supérieure et par consé- quent très-propre à la fabrication de la poterie ou terraille fine. Cette particularité de la présence de l'argile plastique en ce lieu a été constatée , il y a quel- ques années déjà , par le service de la voirie, qui y faisait exécuter des travaux de pavage. Les opérations de la voirie furent même singulièrement contrariées par la (1) Actes consulaires, BB. 113.