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LE CHATEAU DE DONZY. 2 M maient le bourg ; elle servait à la fois et aux seigneurs et aux manants ; c'était un trait d'union entre la force brutale qui dominait du haut du donjon et les pauvres habitants qui venaient s'abriter à ses, pieds. La cha- pelle, comme le château, est aujourd'hui une ruine : le chœur seul a conservé sa voûte en ogive et le petit cam- panile formé de deux arcades jumelles qui le surmonte ; trois fenêtres, longues et étroites, éclairent le chœur; une petite porte surmontée d'un œil de bœuf y donnait accès aux- gens du château. Toute la chapelle était ornée de peintures murales ; celles du chœur seules, protégées par la voûte, sont assez bien conservées, sur- tout dans la partie ouest. Ces murailles ont été, à diverses époques, revêtues de plusieurs couches de pein- tures, et j'en ai reconnu trois superposées ; la première simulait des draperies jaunes et rouges ; elle fut rempla- cée par une peinture représentant des assises de pierres et des colonnes ; la dernière couche, celle qui couvre aujourd'hui la plus grande surface, reproduit des scènes de la Passion en grandeur un peu au-dessous de nature. Au centre de la voûte le peintre a représenté l'Ascension ; une large guirlande à fond d'azur, formée de tous les instruments de la Passion, entoure ce tableau ; elle est elle-même encadrée dans une double bordure rouge en feuilles de chêne semées de quelques fleurs. Cette riche guirlande partage aussi les flancs de la voûte en quatre panneaux, deux au matin et deux au soir. Ceux du matin ont à peine gardé quelques traces de peinture ; ceux du soir, au contraire, en bon état de conservation, ont pour sujets, l'un la Flagellation, l'autre Jésus-Christ succombant sous le poids de sa croix et ai !é par Simon