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POÉSIE.
Le ciel est bleu, sa parure est complette
Quand il se montre à nos yeux calme et pur
Mais convenez que sur votre palette.
En son honneur vous hroyez trop ù'azur !
J'aime la lune et souvent la regarde,
Mais de la voir, en vos chants, je suis las
Elle est toujours de corvée ou de garde,
Elle s'y lève et no s'y couche pas.
L'ombrage frais l que chez vous on prodigue,
Devient humide et doit nous alarmer :
Avec la toux on dirait qu'il se ligue,
En vous lisant je crains de m'enrhumer.
C'est profaner les fleurs de la prairie
Que de les joindre à vos fades concerts,
Eh ! malheureux, faites-en, je vous prie,
De frais bouquets et non de méchants vers '
Enfin voici les beaux jours, la verdure.
La violette éclot sous los buissons ;
.le cours aux champs applaudir la nature
Que trop de gens sifflent dans vos chansons.
J. PETIT-SENN.