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ANCIEN DACPHINÉ. 419 adopter les rectifications proposées par M. Macé (page 59, n° 8) pour y lire Cularone, il est, si je ne me trompe, de 1547, c'esl-â-dire sans autorité. INSCRIPTIONS. Il ne sera pas moins facile d'avoir raison des inscriptions où l'on a cru voir le nom de Cularo. Les éditeurs se sont copié les uns les autres, oubliant de citer le plus souvent ceux dont ils s'appropriaient les erreurs. SIMPLES INITIALES. Quant aux inscriptions où une seule lettre initiale est prise pour Cularo, elles ne sauraient évidemment avoir une portée quelconque. Une initiale se prête à mille sens divers. Une seule chose est certaine, c'est que les noms de ville ou de peuples sont toujours indiqués au moins par trois lettres. Les mots Germanie, Vienne et autres en offrent des exemples multipliés. D M Quelle confiance pourrait d'ailleurs inspirer l'interpréta- tion de simples initiales, lorsqu'on voit les plus habiles prendre pour Dieux Mânes les lettres D M. Pour tous, elles disent aux Dieux Mânes de celui à qui on a élevé le tom- beau. Aux Dieux Mânes de Sexlus, aux Dieux Mânes de Quinlus, aux Dieux Mânes de Crisus, etc., etc. Celte erreur se reproduit partout et toujours. Et cependant, qui donc l'ignore? Si les dieux du paga- nisme étaient nombreux, si, comme le disait Tacite, les Hé- breux seuls n'en adoraient qu'un seul, unum numen intelli- gunt, les païens n'ont jamais admis des dieux particuliers pour chacune des victimes moissonnées par les parques. Ce serait trop d'un par tête, et on les veut au pluriel. Les Dieux Mânes étaient les dieux des enfers : Ignoscenda quidem scirenl si ignoscere mânes