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DE LA LITURGIE CATHOLIQUE. 29!)
messe et depuis le premier coup de nones jusqu'après les
complies.
Les douze perpétuels, aux offices solennels, représentaient
les douze apôlres, cl les disciples étoient figurés par le nombre
indéfini des autres assistants.
Les chanoines, de même que tous les autres serviteurs de
l'Église de Saint-Jean, étaient inhumés à Fourvières, Ã
moins qu'ils n'eussent choisi leur sépulture ailleurs. — S'ils
manquaient à l'office, ils étaient punis d'une amende. — A
leur réception ils prêtaient un serment solennel d'observer
l'ordre et de maintenir les règlements, la discipline, la litur-
gie et les anciens usages de leur église.
Ni chanoines ni clercs ne pouvaient entrer au chœur après
le quatrième verset du deuxième psaume de l'office, et on ne
pouvait pas s'arrêter en passant devant !e chœur ou en en
sortant, ni devant l'église pendant la sonnerie. Durant l'of-
fice le silence le plus exact était exigé ; il fallait se couvrir la
bouche avec ses habits en cas d'une envie de bâiller, se mou-
cher en secret et sous le surplis, ne pas passer dans le cloître
en habits séculiers et ne pas se permettre de gestes en chan-
tant.
Les chanoines-comles étaient reçus à cette dignité sans
être engagés dans les ordres. Néanmoins le doyen, le sacris-
tain, le custode et le maître de chœur devaient être prêtres;
l'archidiacre devait être diacre, les autres devaient arriver Ã
la prêtrise dans le délai suffisant pour remplir les fonctions Ã
leur tour (1).
Le cérémonial de la réception d'un comte de Lyon se
trouve dans Moréri et le formulaire des preuves a été imprimé
dans le siècle dernier.
L'obligation des preuves ne date que de l'année 1419.
(1) Statuts de 1382.