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                  CHRONIQUE LOCALE.

   — Les cours de la Faculté des lettres attirent de plus en plus tous ceux
qui, dans notre ville, aimeny^'histoire, la littérature et la philosophie. On
a peine à trouver place aux cours du soir de M. Heinrich sur Shakespeare
et de M. Dareslc sur Henri IV. Les leçons de M. de Laprade sur la littéra-
ture du siècle de Louis XIV et de M. Bouillier sur la morale ont aussi un
grand nombre d'auditeurs. Plus nombreux encore seront les auditeurs de
la Faculté des lettres quand elle aura des amphithéâtres plus grands pour
les recevoir. Nous nous réjouissons donc d'apprendre que, d'ici à deux ans,
nos Facultés auront enfin un local digne d'elles dans le prolongement du
Palais Saint-Pierre sur la rue Clermont et la place du Plâtre. Sans doute
ce n'est que le commencement d'un projet plus vaste encore, digne cou-
ronnement de toutes les grandes choses qui ont été faites à Lyon depuis
dix ans. Le Palais Saint-Pierre formera, un jour, bientôt peut-être, un
immense et magnifique quadrilatère, comprenant tout l'espace entre les
rues Clermont et Saint-Pierre, entre la place des Terreaux et la place du
Plâtre, et la ville de Lyon pourra montrer, avec orgueil, son Louvre et sa
Sorbonne.
  — Un bloc de pierre de Villebois, « véritable monolithe par ses
énormes dimensions, » dit un journal des environs de Lyon, qui, sans
doute, pensait que monolithe veut dire énorme, a parcouru, ces jours
derniers, la rue Impériale ramassant la foule sur son passage.
  Ce bloc (monolithe) destiné au revêtement supérieur du mur de soutè-
nement du quai de Retz, mesure 8 mètres 60 centimètres en longueur,
0 m, 80 cent, en hauteur et 0 m. 50 cent, en largeur. Il est à présumer
que ce monolithe n'eût pas autant attiré les regards s'il eût été en plusieurs
morceaux.
   — L'Exposition est ouverte , elle est belle, elle est suivie, et nous nous
réjouissons de voir le goût pour les arts se soutenir si dignement parmi
nous. Ne pouvant signaler avec détail les belles toiles qui ornent la grande
salle du palais Saint-Pierre, nous empruntons au Moniteur judiciaire quel-
ques lignes tombées de la plume d'un de nos plus spirituels littérateurs.
  Nous espérons que M. Antony Rénal nous pardonnera la liberté que nous
prenons. Si nous avons un regret, c'est d'avoir eu si peu à prendre et sur-
tout de voir si peu de noms lyonnais dans la rapide esquisse de notre ami.
   « Notre Société des Amis-des-Arts poursuit, cette année, avec bonheur,
cette série de pacifiques et utiles succès, qui, résultats de ses persévérants
efforts, l'ont placée à la tête des associations artistiques européennes les
plus en renom !