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                    INSCRIPTIONS ROMAINES,                    9

   Suivant l'autre, aurait eu lieu sous le règne d'Auguste et
sous le consulat de Tibère et de Pison, c'est-à-dire cinq ans
avant Jésus-Christ, la dédicace d'un temple en l'honneur
d'une déesse thermale du nom de Bricta, qualifiée de bon
secours,
                           DIVA AVXI
                          BRIC IA HEG
                           CAE . AVG
                              COS
                          TIB ET PIS
                           DEDICATV
                           TEMPLVM
   Divae auxiliari Briciœ, régnante Cœsare Auyusio, cpn-
 sulibus Tiberio et Pisone, dedicalum templum.
   « La véritable place de ces monuments, dit l'auteur d'une mo-
 « nographie imprimée en 1857 et intitulée Bains de Luxeuil,
 « devait être aux thermes dont ils attestent la haute anti-
 « quité; aussi, d'après ma demande, ont-ils été transportés
« dans une des salles de rétablissement. »
   Comme les mânes du malin compère qui au siècle dernier
s'est amusé a fabriquer ces deux inscriptions, ont dû sou-
rire dans leur longue barbe, lorsqu'on prit cette détermina-
tion ! Comme sous leur linceul, elles doivent tressaillir
d'aise, chaque fois qu'errant à travers les corridors de l'éta-
blissement, elles y sont témoins de la fortune de son ingé-
nieuse supercherie !
   Nous nous permettons de parler de la sorte, parce qu'il
nous paraît manifeste que les deux inscriptions "prétendues
romaines auxquelles on a accordé infiniment trop d'honneur
en leur donnant une place d'apparat, ont été faites a plaisir,
dans le-but de rehausser l'importance de Luxeuil par une
antiquité plus reculée que celle que lui assignent les témoi-
gnages vrais. Nous allons essayer d'établir brièvement