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                   RECHERCHE DES ANTIQUITES.                         307

Ces différentes fonctions sont définies d'une manière parfaite-
ment claire, dans ce remarquable travail toujours appuyé
sur des monuments épigraphiques. C'est ainsi que l'auteur
établit que le gouvernement de la province lyonnaise occu-
pait, dans la hiérarchie des fonctions publiques , le degré
immédiatement inférieur au consulat
   La belle inscription retirée de la Saône, en 1858, et dédiée
par les trois provinces de la Gaule a un légat impérial dont
le nom restait inconnu, a fourni a M. L. Rénier une occasion
de montrer sa science et sa remarquable sagacité. Nous
avions pu reconstituer l'inscription d'après le fragment
retrouvé, mais ,1e nom du personnage était pour tous une
énigme que M. L. Rénier pouvait seul expliquer. Le raisonne-
ment aussi savant qu'ingénieux dont il s'est servi mérite
d'être cité.
    Il a remarqué que l'abréviation des mots pro praetore ne
s'exprimaient par les quatre lettres PRPR, que depuis Marc-
Aurèle, et que l'indication de la tribu n'était plus en usage
 sur les inscriptions depuis le règne de Caraealla qui avait
 donné le droit de cité à tous les habitants de l'empire. Outre
cela, il a jugé pour le mot AVG qu'il n'y avait alors qu'un
empereur. C'est donc de 170 k 177, de 181 à 197, et de 212
 à 217, que l'inscription aura été gravée. Cherchant ensuite
 pendant ces trois espaces de temps,quel est le legatus Augusli
 qui a administré la Lyonnaise avec le plus de succès, il trouve
 par le témoignage des historiens Spartien, entre autre (1),
 que ce doit être Septime Sévère.
    Mais il fait observer en même temps que ce monument a
 des proportions qui dépassent celles en usage pour les ins-
 criptions en l'honneur des magistrats, et il en conclut que

  (1) A Galtis ob Severitatem e,t honorifke/ntiam et abstmentiam,   tantum
quantum nemu diteclus est.