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                            COMPTE-RENDU.                              271

rons de Lyon et le bassin du Rhône , qu'ont été trouvées les
premières dents de dinothérium ; avant les travaux de
M. Jourdan, on n'en connaissait que trois (6); lui-même, a la
suite de vingt années de recherches, a pu recueillir onze
gisements dans le même bassin géologique; quatre d'entre
eux appartiennent à l'enceinte même de notre ville. Quant a
la nature des terrains qui les recelaient, nous devons dire
que quatre sont de couches d'eau douce, et dix de couches
marines.
    Avec les dinothérium, M. Jourdan a trouvé des débris:
 1° â'Hipparion, espèce de cheval a trois doigts, cheval des
terrains humides ; 2° d'un cerf de petite taille, le Dicrocère,
dont l'analogue vit actuellement dans les parties plus ou
moins inondées du Bengale ; 3° d'un Mesochœrus, espèce de
 sanglier; 4° d'un Rhinocéros, voisin de l'incisivus; 5° d'un
carnassier, auquel il a cru devoir donner le nom de Méso-
gale et qui participe par ses caractères des grands chats et
 des hyènes.
    M. Jourdan rapporte à trois espèces.les dénothérium (7)

Klipstein à abandonner la dénomination de tapir géant, et à considérer les
beaux fossiles exhumés comme devant servir de base à un genre nouveau
de mammifères éteints, le genre dinothérium.                               '•
   (6) La première molaire publiée et gravée en 1717 par Réaumur, dans
les mémoires de l'Académie des sciences de Paris, appartenait à un cabinet
de notre ville, celui du docteur Pestalozzi, qui permit au premier des de
Jussieu d'en faire prendre le dessin pour le remettre à Réaumur. Plus tard,
une dent trouvée près des fourches patibulaires au nord de Vienne , par
M. Gaillard, curé de Chuzelles, vint enrichir le cabinet d'un autre Lyonnais,
M. Imbert-Colomès. Une troisième molaire avait été recueillie, à Grenoble,
dans les travaux de fondation des bâtiments des cordeliers : cette dernière
molaire, après avoir appartenu àTaujas de Saint-Fonds, est devenue la pro-
priété d'un naturaliste anglais, M. Backwell.
   (7) Des onze gisements de dinothérium recueillis par M. Jourdan, nous
remarquerons que deux ont été trouvés dans l'intérieur même de Lyon,