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BURGOJN'nES. 47 la véritable grandeur. La seule portion qui en soit connue est occupée par les Hillcviones, qui y possèdent cinq cents pagi et qui S'appellent un second monde. L'Ënîngie n'est pas moindre, comme on le pense communément, s'il esl vrai, ainsi qu'on le prétend, qu'elle soit habitée jusqu'à la Vistule par les Sarmates, les Yénètes, les Skyres et les Hirris. C'est elle qui, dit-on, forme le golfe Clilipine, à l'entrée duquel se présente l'île Latris. Suit un golfe qu'on nomme Lugni, et qui se termine où finit la contrée des Cimbres, etc..» (1. iv, ch. 27). Après l'énumération de ces îles et de quelques autres en- core, Pline poursuit en ces termes : « Toute cette côle, jusqu'à l'Escaut, est habitée par des nations germaniques, et la dimension n'en peut guère être donnée, tant sont grandes les divergences de ceux qui en ont parlé. « Les Grecs et quelques-uns des nôtres ont évalué les côtes de la Germanie à 2,500,000 pas. Agrippa, avec la BJiélie et le Norique, en porta la longueur à 696,000 pas, et la largeur à 148,000 pas. La Rhélie à elle seule, pour ainsi dire, est plus large ; mais il faut remarquer qu'elle n'a été subjuguée (an de Rome 739) que vers l'époque de sa mort (an de Rome 742). « Quanta la Germanie, elle n'a été connue que beaucoup d'années après, et ne l'est pas même encore entièrement. S'il est permis de se livrer à des conjectures, l'opinion des Grecs sur le développement de cette côte, et celle d'Agrippa sur la longueur en ligne directe de la Germanie, ne s'éloi- gnent pas beaucoup de la vérité. « Il y a cinq races ou nations germaines : 1° les Vandales (1) (1) Les Validités ou Vandales formaient un peuple particulier qui habi- tait une partie du Mecklembourg et une partie de la Poméranie, actuels.