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STATUE ÉQUESTRE ANTIQUE. 209
de semblables frottements. Nous pensons qu'il serait très-
possible que le crochet du diable fût une autre partie de la
statue détachée, ainsi que le rapporte Artaud, par le cable
d'une flotille et non encore trouvée. Les lettres d'Adamoli
ne donnant aucune mesure sur laquelle on puisse s'appuyer,
pour reconnaître le point précis de la rivière où était si
solidement établi l'objet dont nous parlons, il ne nous a pas
été possible de nous assurer s'il était voisin du lieu d'où la
jambe avait été' retirée, ou s'il était placé en dehors de la
dernière ligne de pilotis; c'est-à -dire, dans le lit de la
rivière.
Nos études sur les lieux auraient été beaucoup plus fa-
ciles , si le couvent de Sainte-Claire n'avait pas été démoli
il y a quelques années. Cependanl, avec l'aide de M. l'ar-
chiviste de la ville, nous avons découvert, dans les magni-
fiques dépôts confiés a sa garde, un plan officiel de la voirie,
dans lequel le quartier d'Ainay est tracé avec la plus grande
précision, tel qu'il était avant les travaux d'alignement et
rétablissement du quai à la place de l'ancien couvent de
Sainte-Claire. Sur ce plan dessiné avec soin, sont tracées
en rouge les améliorations projetées a l'époque et exécutées
aujourd'hui. De ce nombre, est le quai actuel. De sorte,
qu'il ressort de la manière la plus évidente , que le point
de rencontre de la ligne oblique de l'ancien mur du couvent
et de la ligne droite de la dernière marche du port actuel,
est précisément a l'angle formé par ledit mur et le perron
de la porte du jardin. A partir de ce point et en remontant
en amont, la muraille du- couvent et les bâtiments servant
au logement des jardiniers, sont en dehors de cette dernière
marche du port d'aujourd'hui. Le quai actuel, bien loin
d'avoir été pris sur la largeur de la Saône, a été établi, au
contraire, sur l'emplacement du couvent. Ainsi, pour retrou-
ver le lieu précis où la jambe de cheval a été découverte,
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