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12 NOTICE SUR AMBBOISE COMARMOND. de renoncer à son état de médecin pour consacrer tout son temps a ses nouvelles fonctions. En 1837, M. Martin, alors maire de Lyon, lui proposa de vendre a la ville toutes ses collections. On en fit l'estimation. Un acte de vente fut signé et le prix, quoique inférieur de cinquante mille ft\, au prix d'achat, fut accepté par M. Comar- mond. La pensée que son cabinet resterait à la ville, qu'ilnese- raitpoint dépecé, et que lui seul en serait le conservateur, fut ce qui le décida à accepter l'offre qui lui était faite. Mais le traité, pour être valable, devait être ratifié par le Conseil municipal; l'affaire traîna longtemps et le maire ayant été changé, elle en resta là . Nous devons regretter que cette belle collection que M. Comarmond avait mis plus de trente ans a former, ait été dispersée et que la plus grande partie ait passé a l'étranger. En 1840, M. Terme le nomma conservateur des musées archéologiques. A dater de cette époque, il mit tous ses soins à rechercher les inscriptions. Aussi le musée lapi- daire qui, à son entrée, comptait à peine 200 monuments dans tous les genres, s'est trouvé plus que quadruplé par les fouilles de Vaise, la démolition du vieux pont du Change, les découvertes isolées et les dons de quelques particuliers. Dans la salle des antiques, quelques découvertes et de nombreux achats sont venus accroître les collections de la ville. Tout son temps était consacré a l'étude et au travail. Pour lui il n'y avait point de vacances. Nommé membre correspondant du ministère de l'intérieur et de l'instruction publique, inspecteur des monuments historiques du Rhône et de l'Ardèche, et plus tard correspondant du ministère d'Etat, on comprendra facilement combien il devait être occupé pour suffire à tout, lorsqu'on saura que ces diffé- rentes fonctions n'ont jamais été pour lui des sinécures.