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372 NOTICE sim M. DE LEZAY-MARNÉSIA.
propriétaires intéressés au maintien du bon ordre, entrete-
naient le respect et l'autorité, en se montrant tour à tour,
et sans être attendues, sur tous les points du territoire.
Simultanément, il faisait désarmer sans bruit, sans éclat,
sans appareil, tous les hommes qui lui étaient signalés
comme dangereux par la voix publique. Ce désarmement
individuel s'opérait sans résistance, à la satisfaction des
populations paisibles qu'il délivrait d'un sujet de crainte
perpétuelle. Une autre manière d'agir qui lui était conseillée
eût pu amener de graves dangers pour la sûreté publique.
M. de Lezay, au reste, eut lieu de s'applaudir de sa mesure,
en apprenant l'exaspération excitée dans un département
voisin par la seule annonce d'un désarmement général.
Il s'appliquait, avec non moins d'ardeur, a faire pénétrer
une instruction relative chez les habitants des campagnes
et des petites communes urbaines. Il considérait, avec
raison, cette instruction, sagement dirigée, comme éminem-
ment favorable à la paix publique, par l'influence qu'elle
exerce sur le moral des individus. Dans ce but, il favorisait
l'établissement des écoles élémentaires d'enseignement mu-
tuel, récemment introduites en France, jetait les bases d'un
journal hebdomadaire a l'usage des campagnes, rédigé sous
la responsabilité du Préfet et contenant, avec des préceptes
utiles sur l'agriculture, l'industrie, l'économie domestique,
des exhortations à la religion, au respect de la loi, de l'au-
torité, de la famille. Enfin, il cherchait à relever, dans l'esprit
du peuple, les fonctions de curé, si importantes au point
de vue de la morale et de la science du devoir. Tous ses
efforts tendirent à faire augmenter le nombre, alors fort
restreint, de ces ministres de Dieu, chargés de la pacifica-
tion des âmes. Il aidait, de tout son pouvoir, à la bonne
composition du personnel ecclésiastique.
Mais M. de Lezay tenait a sa disposition des moyens d'ac-