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BIBLIOGRAPHIE. 455
reconnaissables toutes deux à l'édicule votif qu'elles tiennent
entre les mains. « Vers le môme temps, ajouleM. Desevelin-
ges, on fil exécuter sur le mur du réfectoire des peintures Ã
fresque très-remarquables, où l'on fil entrer, aussi les effigies
de l'un et de l'autre avec les mêmes attributs. »
Quoiqu'il soit difficile de supposer que Boson ait reçu la sé-
pulture ailleurs qu'à Vienne, dans l'église de Saint-Maurice où
se lit encore son épitaphe , les bénédictins de Charlieu n'en
ont pas moins continué, à ce que nous apprend encore M. De-
sevelinges, de faire jusqu'au dernier siècle des prières sur le
tombeau dont il a été question, comme s'il renfermait les restes
du roi de Bourgogne et de sa femme. C'est une prétention que
nous ne prendrons pas la peine de combattre , et qui n'est, Ã
nos yeux, qu'un hommage à la mémoire du prince héroïque
sur la tête duquel s'est confondue toute la gloire de sa race.
Alfred de TJ-EREBASSE.
CHRONIQUE LOCALE.
L'événement du mois, en histoire, a été le passage du général
Totleben à Lyon ; l'illustre général a visité notre ville, nos forts
et le camp de Sathonay , mais il n'est presque pas sorti de la
famille militaire, au grand déplaisir des curieux qui auraient été
avides de voir le plus redoutable des hommes de guerre que la
France ait rencontré depuis près d'un demi-siècle sur les champs
de bataille, en exceptant peut-être toutefois l'émir Abd el Kader,
qui seul, avec son génie, a tenu en échec, pendant des années,
la fortune de la France. Ces deux vaincus sont devenus nos amis.
— En littérature, l'événement a été l'apparition d'un petit vo-
lume d'une grande importance pour notre ville : Les Vers à Soie,
traité pratique, graines , éducation , histoire ; par Jean-François
Roux et Arthur de Gravillon. Le succès de cet ouvrage, que nous
avions prédit dans notre dernier numéro, s'est confirmé, et il
aura le sort des bons livres qui viennent à propos, la vogue n'ira
qu'en grandissant.
— A nos théâtres nous avons eu le Trouvère, de Verdi, et la
Fiammina, par M. Mario Uchard, un banquier qui a infiniment
d'esprit. A mesure que la fin de l'année approche, l'administra-
tion redouble d'activité, et le public ne s'en plaint pas.
— Comme concerts, le Cercle musical a vu la fête pour les
petites filles de soldats ; le Jardin d'hiver le bénéfice pour les