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LITTÉRATURE. 177
exemples qui donneront une idée de la littérature latine de
cette époque.
1« «. — Glandula vel scropha sic inscidenda sit apte (IV'373)
Cum carnosa loca teneantur caumata ferre (V-756)
2° at. — In scanno sedeat aliquis fortissimus, atque (V-1017)
Aut isti fiât emplastrum laie probatum (V-50)
3° e. — Hujus quandoque plerumque recluditur ipsum (IV-431)
Ex omni parte, collumque ligetur ad armum (V-41)
4° it,is. — Qun fractura fuit, ut sic locus ille tuellum. (V-47)
Tune labra non poteris ossis conjungere douce (V-95)
5° us, ut.— Alba caro enjus et dura, fluit nichil inde (IV-429. V-402)
Unde îiiahmi sequitur istud, ventosas sit cjus (V-803)
Il ne faudrait pas s'attendre à trouver dans l'auteur ano-
nyme un grand poète, ni dans son œuvre une fine fleur de
poésie. II ne faut pas lui demander une diction brillante et
imagée, un style élevé et un choix d'expressions poétiques.
Il en avertit lui-même le lecteur :
Prolixi sermonis opus non argue, lector,
Aut incomposili, rudis hic stilus appropriatur
Matcrie simili, fugiant cum verba colorem
Talia rethoricum. (Prolog, lib. IV.)
Voilà un aveu en forme, et, il faut le reconnaître, ce n'est
pas en trop mauvais termes, à quelques expressions près.
Il revient encore ailleurs sur eette idée :
Cum rudis que
ïhematis umbra, carens i'alcris, sit luminis expers
Rethorici, fiet merito verbi que decoris
Nescius hic calamus qui non sublimia tangit,
Inculta facie procedens tendit ad ima
Imis compositus. (Lib, VI, prolog.)
Il n'a qu'un thème grossier qui ne peut offrir les brillantes
couleurs de la rhétorique ; son pinceau, qui n'aspire point
a rendre des choses élevées, ne saurait connaître les grandes
beautés du coloris : il a a peindre des choses infimes, il ne
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