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82 BIBLIOGRAPHIE. a ressenti l'émotion de l'orpailleur et s'est laissé aller au fol attrait des explorations. » Après avoir donné de curieux détails sur le caractère et les mœurs des habitants, M. Albert consacre quelques lignes au vif attachement du montagnard au sol natal ; il remarque que les croyances superstitieuses ont toujours trouvé dans les mon- tagnes un terrain particulièrement propre à leur établissement, et qu'elles y sont demeurées fortement enracinées. Semant son récit d'épisodes intéressants , il conduit le voyageur à travers l'Oisans et lui fait suivre la route de Grenoble à Briançon, depuis Yizille, « la ville aux mille souvenirs de despotisme féodal et de liberté révolutionnaire, » jusqu'au Lautaret, cette montagne si chère aux botanistes. 11 décrit tous les villages, tous les sites, toutes les localités qu'il parcourt dans ce trajet de 18 lieues à travers les Alpes. S'il reproduit avec habileté toutes les merveilles que la nature étale en ces lieux, et les divers aspects horribles ou majestueux qu'elle imprime à ces mon- tagnes, il sait aussi émouvoir le lecteur et l'intéresser au sort de ces populations que les malheurs ou les déceptions, les orages ou les inondations accablent dans leur triste alternative. Enfin, il termine son ouvrage en appelant l'attention des touristes sur l'Oisans, et en leur adressant ces vers d'Alfred de Musset : Montez, voilà l'échelle cl Dieu qui tend les bras. Montez; à lui, rêveurs, il ne descendra pas .' Prenez-moi la sandale et la pique ferrée ; Elle est là sur les monts, la Liberté sacrée Cet essai descriptifest suivi de notices particulières sur la faune de l'Oisans, par M. Bouteille, conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Grenoble ; sur les forêts, par M. E.Viaud, sous-inspecteur des forêts, et du catalogue des plantes remar- quables, par M. À. Gras, docteur en médecine. Les mines forment un chapitre assez long dû à la plume de M. Jules