page suivante »
146 NOTICE SUR M. DTJCIAUX. cette pureté de dessin qui font son triomphe. La charpente os- seuse, le pelage, la vie, le sentiment de l'animal, sont patiem- ment et savamment étudiés, habilement rendus ; jamais les pein- tres flamands n'ont modelé avec plus de naturel, de perfection et de fini. Ces qualités comme peintre suffiraient pour mettre M. Duclaux. à une de ces places que le vulgaire envie et à le ranger parmi les hommes dont notre ville aura le plus à s'enorgueillir. Sa position comme graveur sera plus belle encore. Sa collection d'eaux-fortes, peu nombreuse, l'égale aux meilleurs maîtres hol- landais (1). On le compare à Berghem, à Paul Potter, à Desjar- dins ; il n'a le genre d'aucun d'eux, il est lui; la pureté du des- sin, l'esprit et la finesse du burin font de ses trente-six planches autant de petits chefs-d'œuvre qu'on se disputera et qu'on payera cher quand il ne sera plus. Là encore, et là surtout, on retrouve cette profonde connais- sance des animaux, cette étude savante et sûre de ses modèles. Rien n'est donné au hasard, rien n'est fait à peu près. Tout est rendu en conscience et avec fidélité. Nulle part les difficultés ne sont tournées; nul charlatanisme dans ses procédés, nulle tromperie n'ont rendu son travail plus prompt ou plus facile. Il aborde les difficultés de front, il y met le temps s'il le faut, mais il les surmonte. Cet amour du vrai, cet éloignement pour le charlatanisme et la tromperie ont toujours été le fond du caractère de M. Duclaux; (1)... On dit que parfois il se met à graver ; ses gravures doivent être aussi belles que celles de Berghem (Joseph A. Revue du Lyonnais, janvier 1839). Pourquoi M. Duclaux qui fait l'eau forte comme les maîtres d'autrefois Paul Potter et Desjardins, n'expose-t-il pas quelques-unes de ses planches d'ani- maux (MIle i. D. Revue du Lyonnais, janvier 1845) ?... Ses planches d'eau- forte le rendront immortel ( Notes de M. J.-B. H.). Revenons à ses gra- vures, qui pourront marcher de pair, œuvre pour œuvre, avec les P. Potter, les Karel Dujardin, les Berghem, les Ad. Vau de Welde et les plus sava'nts qui jamais tracèrent des animaux sur le cuivre ( Notes de M. J.-B. H.). «•—De tous les modernes, c'est Duclaux qui dessine le mieux les animaux. (INGRES).