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                           FLEURY ÉPINAT.                            489
 pour cause de départ. Nous ne savons où cette esquisse et le ta-
 bleau se trouvent aujourd'hui.
    Un homme d'esprit, qui aime les arts et à qui nous devons
 plusieurs des renseignements de cette notice, M. Hugon, nous as-
 surait que le souvenir d'Epinat lui arrachait toujours des larmes
 et qu'il n'oublierait jamais l'excellent accueil, l'affabilité, les bons
 conseils de cet excellent vieillard.
    Fleury Epinat, nous disait encore M. Hugon, était grand, bien
 fait ; il avait les yeux bleus, le nez aquilin, la lèvre mince et
méditative. Il avait l'imagination vive, ardente, était passionné
 pour son art, il était surtout affable et bon.
    Sa veuve, qui ne jouit pas d'une grande aisance, a donné au
Musée de notre ville un portrait d'Epinat, grand comme nature,
et dû au talent de Gagnereau, de Dijon. Nous espérons que no-
tre ville se montrera, de son côté, reconnaissante et généreuse
vis-à-vis d'un nom illustre : si ce n'est pas un devoir, ce serait du
moins une bonne action.
   Notre artiste n'a rien gravé. 11 a laissé seulement une litho-
graphie très-rare et assez mauvaise, intitulée : Vue de Porcieux
en Dauphiné. Il faisait quelquefois des figures dans les tableaux
de ses amis. C'est lui qui a peint la Cérès dans l'Eté, toile
remarquable de Bony. Le Musée de Lyon possède, depuis
cette année, un bon paysage d'Epinat : La Fraîche matinée. On
n'avait rien de lui jusqu'à ce jour.

                                          A. VINGTRINIER.