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                    NOTICE SUR DECHAZELLE.                       47
il put communiquer ses nombreuses idées pittoresques et poé-
tiques. Une de celles qui depuis longtemps le préoccupait plus
qu'aucune autre, était de rechercher les causes physiques et mo-
rales des progrès et de la décadence des arts. Ses pinceaux et ses
fleurs n'étant pour lui qu'une insuffisante occupation, il écrivit
alors ses réflexions sur ce vaste sujet, réflexions qui ont été pu-
bliées pendant les derniers jours de sa vie, sous le titre de : Etude
sur l'histoire des arts, tableau des progrès et de la décadence
de la Statuaire et de la Peinture antiques au sein des révolu-
tions qui ont agité la Grèce et l'Italie.
    Lorsque, en 1807, une école des beaux-arts fut fondée à Lyon
par un décret impérial, M. de Sathonay, maire de la ville, con-
sulta M. Dechazelle sur l'organisation de cette école, et lui en
confia presqu'entièrement l'administration, dont il s'acquitta avec
un zèle infatigable. Sur mon refus de remplir la place de pro-
fesseur de peinture dans cette école, elle fut accordée à M. Revoil
par la protection de M. Dechazelle. Quelques années après, Re-
voil, profitant de la bienveillance de son protecteur, esquissait,
sous la dictée, pour ainsi dire, de M. Dechazelle, son beau tableau
connu sous le nom de Y Anneau de Charles-Quint, qui obtint un
brillant succès au salon de 1810.
    Nous avons vu M. Dechazelle dessinateur et négociant habile ;
il fut un des membres distingués de la Chambre de Commerce,
et, dans un concours ouvert à l'Institut, en 1804, sur la ques-
tion : De l'influence de la Peinture sur les arts d'industrie
 commerciale, il eut l'honneur d'obtenir la mention honorable.
Nous l'avons vu amateur et protecteur éclairé des arts, il me
reste à le montrer comme peintre, comme littérateur et his-
 torien.
    Comme peintre de fleurs son talent se recommande par un
 grand nombre de qualités, et en laisse désirer fort peu. Elève
 de Douay, dessinateur et peintre de fleurs très-distingué, il des-
 sina longtemps avant de peindre : de là cette facilité et cette fer-
 meté de contours qui caractérise le dessin de ses fleurs. Ses pre-
 miers tableaux se ressentirent un peu de la manière française
 de son maître, soit par une touche un peu trop libre, soit par