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210                            LES INSUBRES
   11 est regrettable qu'au lieu de s'égarer comme il l'a fait, dans
le vague des citations et des époques, le savant Dunod ne se soit
pas attaché à démontrer les diverses circonscriptions de la Sé-
quanie au temps de César, au temps d'Auguste, et alors que cette
Province, dans une nouvelle division des Gaules, reçut le titre de
Maxima Sequanorum Provincia (1), Une observation générale
trouve naturellement ici sa place. Ce qui jette la confusion dans
les auteurs qui ont écrit sur les anciens peuples de la Gaule, c'est
qu'ils n'ont pas suffisamment pris soin de préciser les circons-
criptions de ces peuples, en distinguant bien les divisions ter-
ritoriales qui existaient chez les Gaulois, au temps de César, de
celles qui furent opérées, à l'époque gallo-romaine, notam-'
ment par Auguste et par Dioclétien ; comme aussi de celles
qui furent introduites vers la fin du quatrième siècle, et dont
on peut suivre les traces dans la Notice des Gaules et dans les
anciennes circonscriptions ecclésiastiques métropolitaines et
diocésaines. Adrien de Valois, et le célèbre d'Anville lui-même
n'ont pas toujours , sous ce rapport, échappé à une sorte
 d'obscurité.

                            CHAPITRE VI.

          Fin des Scgusiaves.— Division des Gaules par Dioclétien.

  1. Les Ségus'iaves firent partie des peuples qui furent conser-
vés par Auguste et compris dans la division établie par celui-ci
   ( i) Nous voyons par la Notice des Gaules, rédigée sous l'empereur Honorius
(de l'an 3ç,3 à l'an 4^3), que Nyon formait une Cité, dépendante de la Pro-
vincia maxima Sequanorum. Les circonscriptions des anciennes Métropoles éi-sp
copales et des anciens Diocèses représentent les circonscriptions des Provinces
et des Cités telles qu'on les trouve indiquées dans la Notice des Gaules.
   Nyon faisait partie de la Province de la grande Séquanoise, dont Besançon
était la Métropole. Au commencement du cinquième siècle , l'évèque de la
Cité, ou ce qui était alors la même chose, du Diocèse , résidait à Nyon. Mais,
en 412, Audax transporta le siège de l'évêché de Nyon à Belley. De là, il faut
conclure que Belley faisait alors partie de la Province de la grande Sé-
quanoise.