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                     BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.                    137
  trier professa quelque temps la rhétorique au collège de Vienne.
  Salvaing y eut pour maître le P. Balthazar de Bus, « à la mé-
  moire duquel il reconnaît d'être beaucoup redevable (1). » Le
  P. de Bus était neveu du vénérable fondateur de la Congréga^
 tion de la Doctrine Chrétienne ; il professa la rhétorique et la
 philosophie à Vienne, et mourut le 12 décembre 1657, après
 avoir publié quelques ouvrages de piété.
     Le jour de la fête des Rois, l'an 1615, Salvaing perdit son
 père, et peu s'en fallut que ses études n'en fussent interrompues.
 Sa mère, Charlotte d'Arces, « femme de grand cœur et de grande
 conduite, » dit-il, restait chargée de sept fils et de deux filles,
 avec une médiocre fortune. Elle consentit à ce que le jeune Sal-
 vaing se rendît à Lyon, en 1617; mais un de ses parents qui al-
 lait à la cour, François de Galles, seigneur du Bellier, pensa
 qu'il devait achever ses études à Paris, et le prit au passage,
 avec l'agrément de la mère. Il charga les historiographes Pierre
 Mathieu et André Du Chesne de loger Salvaing dans quelque
collège : ils le placèrent à celui de Rheims, qui avait pour principal
Jean Morel, un des savants de l'Université. Au bout de quelques
mois, il le mit près d'Isaac Habert, depuis évêque de Vabres,
qui enseignait la philosophie au collège de Lisieux, pour être
aggrégé à la Sorbonne.
    En 1618, le libre exercice du collège de Clermont ayant été
rendu aux Jésuites, Salvaing y allait entendre le P. Denis Pétau
et Nicolas Caussin, tout en suivant les leçons d'Isaac Habert, et
en assistant quelquefois aux lectures des professeurs royaux,
principalement de Féderic Morel, pour la langue grecque, qu'il
se rendit assez familière. Les deux années qu'il vécut à Paris lui
permirent de .former plusieurs liaisons dont il eut ensuite à se
louer : il fit connaissance avec Bouthillier de Chavigny, favori
de Richelieu et Secrétaire d'Etat sous son ministère ; puis avec
Jean de la Barde, cousin germain de Chavigny, et qui fut dix-
huit ou vingt ans ambassadeur en Suisse. On a de lui une his-
toire latine de ce qui se passa de plus mémorable en France, de-
puis 1643 jusqu'à 1652.

  (i) Pag. 28 de la Relation.