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                   BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.                     69

 soit célébré par plus de bouches, lui pour qui nous naissons, et
 auquel il est juste que nous allions. »
   — H y a quelques années qu'un professeur de l'Institution
d'Oullins, M. l'abbé Le Voyer publia, dans cette ville , un re-
marquable premier volume d'un grand travail théologique sur
la Nature et la Grâce. Aujourd'hui, M. l'abbé Bourgeat, pro-
fesseur de philosophie à la même Institution, fait paraître une
Histoire de la Philosophie Orientale, ouvrage qui n'est que la
première partie d'un travail plus étendu. Nous nous bornons à en
signaler l'apparition, nous proposant d'en parler plus tard avec
l'attention qu'il mérite.
     — Le 30 novembre 1849, un estimable littérateur de cette
 ville, M. Claude Bréghot du Lut, s'éteignit doucement, dans un
 âge qui lui laissait espérer encore bien des années de vie et
 d'étude. M. d'Aigueperse, auteur de quelques trop rares opus-
• cules sur des sujets d'antiquité, s'est chargé d'écrire \'Eloge his-
 torique de l'honorable défunt : il l'a fait avec exactitude, avec une
 sage sobriété, sans oublier aucun des principaux titres littérai-
 res d'un homme qui était un excellent humaniste, qui savait
 beaucoup, et qui a promené son érudition sur bien des sujets
 différents. M. Bréghot du Lut s'était voué surtout à l'interpré-
 tation de Martial, dont il eût pu donner certainement une cu-
 rieuse édition : le temps ou la volonté lui a fait défaut. Ce qui
 fera, dans notre ville, son titre le plus durable, ce sera un choix
  d'articles insérés aux Archives du Rhône et recueillis en deux
 volumes in-8. Ces Mélanges littéraires et bibliographiques sont
  écrits avec grâce et naturel ; les sujets en sont variés et neufs.
     Bon helléniste, M. Bréghot du Lut avait traduit et annoté les
  fragments de la poétesse Sappho, \>o\ir Y Anacréon polyglotte de
 M. Monfalcon, son collègue à l'Académie.
     Il avait fourni quelque notes à M. Collombet pour ses traduc-
  tions de saint Jérôme, de Sidoine Apollinaire et de Butilius Na-
 matianus; c'est dans un de ces ouvrages qu'il publia le petit
 poème de Philibert Girinet sur le Roi de la Basoche. Avec les
  articles que M. Bréghot a dispersés de cette manière, on forme-