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•2(5               SAINT-MAURICE-DE-VIENNE.

zone est aveugle. A partir du quatrième entre-colonnement,
les percées revêtent l'appareil de l'école romano-byzantine de
transition. Les pilastres cannelés ont' généralement le marbre
blanc pour matière, leurs chapiteaux à personnages, à végé-
taux ou à animaux, fouillés avec une grande énergie, offrant
le dessin le plus pur, sollicitent un examen de plus en plus
sérieux : les arcs s'accompagnent d'impostes et s'enrichissent
d'une feuillure. La courbe ogivale, moins prononcée que dans
les entre-colonnements de la nef, s'harmonise avec tout ce qui
précède et témoigne de ce sentiment admirable du raccord qui
présida aux additions faites à la basilique. Dans les 5°, 6e et 7e
entre-colonnements on remarque des moulures jusqu'à l'extra-
dos des arcades. Dans la région byzantine des travées, le sys-
tème de soutènement se compose de pilastres cannelés s'arrê-
tant à la base du triforium, couronnés par un faisceau de co-
lonnettes montant jusqu'aux retombées des nervures de la voûte
majeure.
   Le luxe antique n'a pas été poussé ici jusqu'à la rudenture,
comme à Saint-Paul-trois-Châteaux ; mais en voyant ces pilastres
harmonieusement cannelés, on ne peut s'empêcher de se sou-
venir qu'on est ici sur une terre romaine où les modèles de
l'art classique durent inspirer les constructeurs, même dans les
siècles les plus barbares. Ce caractère des monuments byzan-
tins, ce parfum de bon goût latin qu'ils exhalent, se retrouvent
 dans tout le Lyonnais, dans toute la Bourgogne, comme à
Vienne et à Arles : sur toute cette ligne, de Langres à la Médi-
terranée, le même courant a exercé les mêmes influences.
   La 7e travée est, comme la première , aveugle au clerestory ;
 une délicieuse frise romane l'embellit, au-dessous du triforium.
 Une petite percée ogivale s'ouvrant dans la région apsidaire,
 porterait à la rigueur à douze les travées qui composent la nef
majeure de St-Maurice. Mais, avant d'aborder le chœur , reve-
nons à l'effet général de la nef. Entre les arcades et les gran-
 des baies qui éclairent le vaisseau, règne un triforium continu ,
 uniforme , formé de la simple juxta-position de petites percées
 ogivales. Le clerestory, c'est-à-dive l'étage des fenêtres, occupe