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DE LA VILLE DE LYON. 345
V.
PALAIS-DE-JUSTICE.
Je regrette toujours la vieille et belle architecture floren-
tine de notre Roanne, toutefois je n'ai jamais été injuste en-
vers l'immense et majestueuse construction qui l'a remplacé.
Le bas-relief, récemment placé dans la salle des Pas-Perdus,
est une œuvre consciencieusement étudiée de M. Legendre-
Héral. Les lettres de vulgaires écriteaux que j'ai blâmées ici,
n'ont point fait place à des lettres plus sévères , plus dignes
de l'inscription monumentale. Que M. Dupasquier ait, dans
la maison Richard, employé l'ignoble U dans ses médaillons
de Coustou, etc, que l'Académie de Lyon ait exigé son intro-
duction et celle de l'I majuscule, dans l'inscription du Palais
St-^-Pierre, je l'ai mal compris; mais dans une basilique ju-
diciaire , dans un édifice grave , don! l'architecture s'est ex-
clusivement inspirée de l'antique , qu'on vienne nous écrire
les mots cour d'Appel, cour d'Assises, comme on écrirait, le
mot drogues, sur l'enseigne d'un droguiste, c'est par trop
fort, je ne le comprends point et ne le comprendrai jamais.
Ce n'eût pas été plus ridicule d'adopter des caractères gothi-
ques dans ce vaste édifice prétorial.
VI.
ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PAUL.
Rien de nouveau à St-Paul, dans cette église si pleine-
ment rénovée, il y a bientôt douze ans, par les talents réunis