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318                        NUITS.
part, une requête par laquelle les habitants de ce village se
plaignent de ce que ceux de Nuits vendent leur vin , comme
provenant des crus de Savigny. —La pièce est curieuse.—Je
conseille aux habitants de Savigny, maintenant, de tacher de
vendre pour vins de Nuits les vins recueillis sur leur terri-
toire, et leur fortune sera bientôt faite.
    La présence du Chapitre avait motivé h Nuits un genre d'in-
dustrie qui ne s'y est pas représenté, et peut-être aussi l'éta-
blissement d'une papeterie dans le vallon de la Serrée ; je
veux parler de l'imprimerie. Jehan Lemal et Simon Migneret
furent imprimeurs à Nuits. La librairie d'Antoine Chisseret
paraît avoir été assez importante ; il fut l'éditeur du Formu-
laire de prières dressées par les RR. mères Ursulines pour la
première communion de leurs écolières. (Imprimé par per-
mission de M. le Grand-Vicaire.—Permis d'imprimer.—
A Nuits, ce 1 er octobre 1745, signé : Pourcher).
    Prosper Jolyot de Crébillon était originaire de Nuits, et
 descendait de ce Pierre Jolyot, dont la veuve vendit à la ville
sa maison pour former le premier noyau du nouvel hôpital
Saint-Laurent de Nuits ; mais il était réellement né et fut
baptisé sur la paroisse Saint-Philibert de Dijon. Parmi les
 Nuitons dignes de mémoire, citons Jehan DesPringles, mort
 doyen des avocats , successivement greffier en chef de la
 prévôté de Nuits, et procureur général de la Chambre des
 Comptes de Bourgogne, frère ou parent de cette chrétienne
 Des Pringles qui, concurremment avec son mari, donna à
 l'Eglise de Saint-Symphorien ce beau tryptique où on lit en-
 core l'inscription :