page suivante »
€tuîiee TTromomi? pclttique.
VI.
LA
RÉFORME POSTALE
EN FBANCE.
De toutes parts on réclame la réforme postale. Les chambres
de commerce, les conseils d'arrondissement, les conseils généraux,
se sont unanimement prononcés en faveur de cette grande mesure
dont la valeur et l'utilité sont maintenant généralement appréciées.
Forcé par ces manifestations, d'autant plus imposantes qu'elles ont
été plusieurs fois réitérées, le gouvernement avait présenté , l'année
dernière, un projet de loi dont l'adoption aurait introduit quelques
améliorations dans le système actuel. Par l'effet de circonsiances
qu'il est inutile de rappeler ici, la chambre ajourna sa décision à la
session suivante. Pour atténuer cette fâcheuse temporisation, une
disposition légale, incidemment votée sous forme d'amendement pen-
dant la discussion sur le budget de 1847, prononça la suppression du
décime perçu à titre de surtaxe sur toute lettre destinée à une com-
mune rurale , et réduisit à 2 % le droit de 5 % jusqu'à ce
moment exigé pour les envois d'argent par la poste.
Cet insignifiant résultat est resté au dessous des propositions,