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                               43?
    N'est-ce p o i n t a la ville que cette donation est faite? ne
 S'est-elle pas pour l'embellissement d'un monument munici-
 pal? Les hospices n'apparliennent-ils plus à la commune,
 chargée de les subventionner, de leur venir en aide, de leur
 ouvrir ses coffres quand leurs ressources sont insuffisantes ?
    Est-il permis d'opérer dans un bâtiment municipal un chan-
 gement quelconque sans l'autorisation du propriétaire ?
    Ces réflexions se produiront sans doute dans la discussion.
 On y dira, sans doute aussi, que se soustraire aux conditions
 imposées par les bienfaiteurs et mépriser leurs volontés^ c'est
 vouloir tarir la source des bienfaits, rendre plus rares les ac-
 tes de générosité qui seuls ont enrichi nos hospices et les ont
 élevés à cette splendeur qui les distingue^ et nous le deman-
 dons, quel est l'homme généreux qui, en présence d'un pareil
 vandalisme, voudrait courir le risque de voir substituer à sa
 pensée, une pensée qui n'aurait point été la sienne?
   Pour nous, nous croyons que le Conseil municipal ne doit
 pas hésiter à autoriser l'acceptation du legs ; à se prononcer
 pour l'exécution des volontés auxquelles il est subordonné et
 qu'enfin il doit user de tout son pouvoir pour empêcher qu'un
 monument pieux par sa destination, remarquable, il faut l'es-
 pérer, par son exécution, soit soustrait à la vénération et à
l'admiration et de nos concitoyens et des étrangers.
    Nous apprenons à l'instant que le Conseil municipal,
dans sa dernière séance, d'après les conclusions du rappor-
teur de la commission chargé de l'examen de cette affaire.n'a
approuvé l'acceptation du legs que sous la condition que tou-
tes les charges seraient littéralement remplies, La statue de
Saint-Vincent de Paul sera donc en marbre^ placée dans
la première cour de l'hospice et exécutée par la voie d'un con-
cours. Avis à nos artistes !
   — Quand on occupe un poste éminent, et que les actes,
que les paroles doivent tomber sous le jugement du public,
il est difficile d'échapper à une certaine portion de blâme,
aujourd'hui surtout que les partis sont nombreux et qu'ils