page suivante »
200 inscription désigne par ces mots : SCOLAE LECTORYM etc. ; et il n'est guère possible do douter de ce fait général. En effet, si nous ne voyons pas indiquées formellement, dès les premiers siècles chré- tiens, des écoles spéciales pour les lecteurs, d'autres données bis- toriques nous autorisent assez à en supposer l'existence avec toute certitude, si on les rapproche de ce qu'on vient de lire, de l'épitaphe de STEPIIANVS, et de quelques faits particuliers que je mention- nerai bientôt. Ainsi, nous savons bien positivement qu'il y eut, dès les premiers âges do cette période, des écoles chrétiennes ou ecclésiastiques en grand nombre, sur lesquelles je ne m'étendrai pas ici dans la crainte d'être trop long(l). Toiles furent, parmi les plus célèbres, celle do Constantinople que mentionne l'historien Socrate (2), et la nouvelle école d'Alexandrie, qui donna à l'Eglise tant de grands hommes (3); peut-être aussi celle de Césarée, en Palestine, car on est fondé à pré_ sumerquesaint Pamphile en avait établi unedans cette ville, conjoin- tement avec Eusèbe ; et encore ces écoles publiques que les fidèles fréquentaient avec tant d'empressement et de succès, auxquelles l'im- pie Julien interdit l'enseignement des lettres profanes (4). Ces écoles étaient réunies aux basiliques, et firent partie des dépendances con- sidérables qu'on leur donna, quand la paix fut rendue à l'Eglise par Constantin (5). Beaucoup de saints et de savants évêques en avaient dans leurs maisons, et Charlemagne, si zélé, comme on sait, pour la discipline et les études cléricales, voulut plus tard quecetteancienne coutume devint une règle universelle (6). Notre inscription nous fournit une des plus anciennes mentions (1) Voyez Bingham, Origin. Ecoles., lom. II, p. 54; lom. III, p. 570, lom. V, p. 103;—Du Cange, ad voc. Schola, etc. (2) Hisl. eccles.,m. 1. (3) On peut consulter M. Matter dans sa savante Histoire de l'Ecole d'A- lexandrie. (4) Voyez Herwerden, De Juliano imperatore, religionis christianœ hosle, eodemquevindice. Lugduni Batavorum, 1837, in-8°, pp. 34-36. (5) Selvaggi, Anliquil. Christian, institut., tom.II, p. 48. (6) Du Cange, Glossar. latin., ad h. voc.