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   DUPRÉ. — Cet artiste, qui ne manque pourtant pas d'adres-
se, s'obstine dans sa couleur terne et violacée. Il donne aux
chairs un ton aviné qui ne doit pas lui faire beaucoup de
partisans, surtout parmi les femmes. Celles qui figurent
dans son tableau La Lecture, ont droit de se plaindre double-
ment, car elles ont une nuance de violet de plus que ses
Moines.
   FLACHÉRON (Alex.) a exposé quatre aquarelles qui se recom-
mandent par une certaine sévérité de dessin qu'on aime à
rencontrer dans la représentation des monuments historiques.
   FLACHÉRON (Fréd.) — Le torse de la Jeune fille sortant du
bain est bien modelé; le dos, les bras sont d'une nature jeûna
et élégante, mais les jambes sont triviales et nuisent au reste;
si M. Flachéron exécute cette statue en marbre, il lui sera
facile de faire disparaître ce défaut. Nous avons été admis à
voir le tableau que M. Isidore Flachéron a fait à Rome, et
qu'il porte à Paris pour l'exposition prochaine; c'est de la
peinture d'un haut style qui sera peut-être peu comprise par
la foule, mais qui ne manquera pas d'admirateurs parmi les
véritables amis de l'art.
   FJLANDRIN. — On retrouve dans le portrait de M. D. toutes
les qualités qu'on est habitué à louer chez M. Flandrin. Al
rivedero, et non Alrivedero, comme dit le livret ( ce qui fait
croire aux naïfs que c'est le nom d'un village des environs de
Rome). Al rivedero, disons-nous, se recommande par une
grande finesse de touche ; peut-être y a-t-il un peu de crudité
dans les fonds.
    FONVILLE. — Les motifs de ses paysages sont bien choisis;
la couleur en est agréable, et pourtant l'ensemble ne satisfait
 pas. Ses arbres sont tous les mêmes de forme et de couleur,
 et la touche en est lourde et cotonneuse. Ce défaut est surtout
 sensible dans sa Vue du château de Vertrieux, où le manque
 de fermeté des arbres laisse trop avancer la fabrique et la met
 hors de plan. En général, M. Fonville paraît plutôt désirer
satisfaire la foule que sa conscience d'artiste.