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^04 JKAN-BAPTISTK LAN01X.
1781, relativement à l'analyse de ces eaux, lui annonça
que, pour lui donner un témoignage public de son estime, la
Société royale de Médecine avait, dans la môme séance, fait
une mention honorable de son Mémoire, dont elle avait en
outre arrêté l'impression (l).
Cet opuscule, de 71 pages, renferme, indépendamment de
l'analyse des eaux minérales d'Orliénas, 1° quelques détails
sur leurs propriétés médicinales (2), sur leur mode d'admi-
nistration et sur le régime que doivent observer les malades
qui en font usage; 2° un tableau statistique des naissances et
des décès dans la môme commune, depuis 1761 jusqu'en
1778, tableau d'où il résulte que la durée moyenne de la vie
était plus longue à Orliénas que dans le reste de la France ;
3° enfin les rapports favorables des corps savants auxquels
Lanoix avait adressé son mémoire. Au nombre de ces rap-
ports, on remarque celui de la commission du collège royal
des médecins de Lyon, et celui de la commission nommée Ã
- cet effet par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de
la même ville.
Ce fut en s'occupant de cette analyse que Lanoix recon-
nut l'insuffisance des instruments en usage alors pour déter-
miner la quantité de gaz contenue dans les eaux minérales.
Parfaitement à portée de comprendre combien il était néces-
saire, pour juger exactement les qualités de ces eaux, de dé-
gager et de recevoir, sans aucun mélange d'air atmosphéri-
( 0 Analyse de* Eaux Minérales d'Orlidnas, par J . - B . LANOIX, e t c . ; Lyon,
Aimé de La Roche, 1780, format in-12.
(2) Si l'on s'occupe peu, de nos jours, des eaux d'Orliénas, cela lient à ce
que celles de Charbonnières, qui ont les mêmes propriétés, sont d'un abord
plus facile, et que le pays offre un séjour plus agréable. Il est à remarquer
aussi que les eaux nouvellement découvertes près de la rive droite du Rhône,
a environ deux kilomètres au dessus de Lyon, quoique moins chargées en prin-
cipes minéralisateurs, paraissent être de même nature.