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250 BIBLIOGRAPHIE. la Prevosté d'Ouce ou d'Ousche ; la rivière de Pise nommée Aine au lieu de Arvc ; page 42, lesbendes des Alemanset non des Alençons ; enfin, page 58, et c'est la plus grosse étourderie de l'ancien scribe, au lieu de cette phrase : « Et joignant celle place » (la place du cirque à Rome) « estoient les Hêtres où se. jouoient les jeux des gladiateurs olympics, le temps passé, ne pouvoit-on pas lire : estoient les teatres où se jouoient les jeux des gladiateurs olympics, le temps passé .'Tels sont les doutes que nous adresserons, en finissant, à M. Gonon, non sans le remercier encore une fois de cette belle et cu- rieuse publication que nous recommandons à tous les nombreux amis de l'histoire de France. MONSIEUR , Vous me reprochez d'avoir mis un soin particulier à vous cacher tout ce qui pouvait vous éclairer^ et, ce grief ne vous paraissant pas assez grave, vous ajou- ter avec finesse : l'Éditeur s'est fait un malin plaisir de se taire. Eh ! bien, Monsieur, permettez-moi de vous le dire, c'est un sentiment tout opposé qui m'a engagé à être sobre de paroles et de détails ; c'est la crainte, et la crainte seule de répéter ce que je croyais être à la connaissance de tout le monde. Grand a été mon étonnement, lorsque des questions multipliées sur tous les Ions et sous toutes les formes, m'ont révélé que je m'étais trompé dans ma manière de voir. La lecture de l'Histoire de la Conquête de Naples a-t-elle pu seule vous ins- pirer une opinion aussi défavorable à mon égard, et vous engager à m'attri- buer des intentions quelque peu malignes ? Vous me reprochez d'abord mon silence, et, après avoir lu, page 169 et en toutes lettres : Ce présent livre fut imprime l'an mil cinq cent et six, vous me demandez si c'est un manuscrit. Quant à moi, pour ne rien cacher, et craignant que ce passage n'échappât au lecteur, j'ai eu soin de le répéter à la page 192, et d'indiquer positivement que cette publication était faite sur l'imprimé de MDVI. Je vous avouerai, monsieur le Rédacteur, que je ne suis pas aussi mal noté en province, quoique le Moniteur de la librairie, emporté sans doute par des sen- timents aussi bienveillants que les vôtres, soit allé jusqu'à m'attribuer d'avoir composé ce livre : « Le style de la Conquête de Naples, dit le rédacteur de cette feuille, est trop coulant, trop clair, en un mot, ce n'est pas ainsi qu'on écrivait en i5o6, etc., etc. »