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190                   FORTIFICATIONS DE LYON

    « Avons reçu l'humble supplication de nos chers et bien-aimés
les conseillers, échevins, bourgeois, manants et habitants de la
ville de Lyon, contenant que par lettres et mandements de nous
lesdits suppliants ont fait faire les murailles et fortifications de la-
dite ville au-dessus du côté de la montagne Saint-Sébastien, les-
quelles sont déjà fort avancées, et au-dessous, depuis la rivièro
de Saône jusqu'au Rhône, par quoy un vieux mur de ladite ville
situé aux fossés de la Lanterne presque au milieu de ladite ville,
et pour l'antiquité d*icelui-ci prêt à ruiner et mèmement le portail
de la Lanterne prêt à ruiner qui est presque par terre, en grand
danger de maison prochaine d'icelle. Nous humblement requérant
 pour le bien, profit, et commodité de nous et de chose publique
 leur permettre de démolir ledit portail de la Lanterne et eux aider
de la place et démolitions d'icelui pour les commodités et affaires de
la ville. Pour ce est-il que nous, ces choses considérées, voulant
 subvenir auxdits suppliants en leurs affaires, nous mandons et
 commettons par ces présentes que appelés notre procureur et celui
de la-communauté de la ville de Lyon et autres qui pour ce seront
 appelés pour vous informer bien et dûment de la commodité et
 incommodité que nous et la chose publique pourrions avoir en la
 démolition et rétablissement dudit portail, et si par information
 dûment faite ou autrement, dûment il vous appert être expédient
 et profitable, faire lesdiles démolitions et réparations eu ce cas
 donnez et prononcez sur ce votre sentence et jugement, tel que
 vous verrez être à faire au bien, sûreté et commodité de nous
 et de ladite ville, et des habitants d'icelle, en procédant à l'exé-
 cution de votre dite sentence et jugement, nonobstant oppositions
 et appellations quelconques sans préjudices d'icelle.
   « Donné à Paris, 2 juin 1539, et le 25 e de notre règne. »


   En 1541, les travaux sur la montagne Saint-Sébastien con-
tinuaient toujours, car nous voyons des lettres do François I er ,
15 juin 1541, qui enjoignaient aux conseillers de la ville de
payer au receveur-général de ses finances, la somme de 11,0321.
73 s. d.