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que, par conséquent, l'on ne peut rapporter l'établissement
de son deuxième aqueduc, qu'au règne d'Octave Au-
guste.

             AQDEDITC DO G1ER 00 DO MONT-PILA.


   La splendeur de Lugdunum ne faisait que s'accroître ; des
 monuments de tout genre vinrent l'embellir encore. Des
 thermes, des palais et des jardins en grand nombre, couron-
 nèrent les point les plus élevés de cette ville, mais il était
 impossible d'y faire arriver les eaux des premiers aqueducs
 dont les réservoirs de distribution au bourg de Saint-Just
étaient à environ 15 mètres au-dessous du plateau de Four-
vières.
   Je ne citerai pas la construction d'une naumachie qui est
 dessous le Jardin des Plantes, et qui nécessitait souvent une
grande dépense d'eau, parce que les fontaines publiques et
le service des eaux pour les particuliers n'étaient jamais sacri-
fiés aux amusements de la multitude. (En parlant du souter-
rain de la rue du Commerce, je dirai où l'on pouvait pren-
dre les eaux des jeux nautiques. ) Pour cette raison, on eut re-
cours aux sources du Mont-Pila, qui est la montagne la plus
élevée etpar conséquent la plus boisée, et d'où s'échappent, à
une grande élévation, des ruisseaux et de petites rivières qui
ne tarissent jamais en été, telles que le Furens, le Janon et le
Gier.
   Ce fut ce dernier ruisseau que l'on choisit ; il est hors
de doute que toutes les eaux en étaient recueillies pendant
les sécheresses de l'été, et on les amena sur le point culmi-
nant du plateau de Fourvière, d'où elles pouvaient être diri-
gées sur tous les points de la cité. Mais il est probable que
ces eaux, quoique de la plus grande pureté, servirent en
grande partie à la décoration de la ville et des jardins. Cette